Blocage des prisons. Résumé du mouvement de cette semaine à Rennes

Publié le 26/01/2018 à 19 h 55 min - Modifié le 26/01/2018 à 19 h 56 min Actualités Mathieu
prison

Le centre pénitentiaire de Vezin-le-Coquet était toujours bloqué par les surveillants aujourd’hui vendredi 26 janvier. Résumé des événements survenus cette semaine.

Mercredi 24 janvier

Suite à une semaine et demi de mouvement, sept familles de détenus de la prison de Rennes ont déposé plainte pour protester contre l’absence de droits de leurs proches incarcérés. L’avocat des familles reproche à l’administration pénitentiaire le non respect des droits fondamentaux des prisonniers en raison du blocage des surveillants.

Selon lui depuis le début du mouvement, il n’y a plus de promenade, plus de travail et un confinement quotidien imposé.

Les visites des familles, médecins et avocats, ainsi que les livraisons de nourriture et de produits d’hygiène auraient été affectées par le blocage. Les syndicalistes évoquent eux un service normal mais un peu plus lent qu’habituellement.

Jeudi 25 janvier

Vers 16h30, 76 prisonniers ont refusé de retourner dans leurs cellules. Dans la cour de promenade, le feu a été mis dans un tissu et un projectile enflammé a été lancé sur le toit de la prison depuis une cellule, sans faire de dégâts.

Aucune revendication n’a été émise par les détenus, mais le mouvement est lié aux conditions de détention induites par le blocage des surveillants.

Une unité des équipes régionales d’intervention et de sécurité (ERIS) a été appelée, mais les détenus sont remontés dans les cellules « sans recours à la force ». L’événement a mobilisé une quarantaine de gendarmes. Selon la directrice du cabinet du préfet, la situation est revenue à la normale aux alentours de 19h.

Vendredi 26 janvier

Après 12 jours de mouvement, les surveillants ont fait preuve d’allègement ce vendredi et les promenades ont pu reprendre. Le blocage a été levé ce soir. Le syndicat UFAP UNSA (majoritaire à 40%) s’est retiré du mouvement suite à la validation des propositions du ministère de la Justice.

 

À lire aussi

Commentaires